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Publié par F. de Terreneuve

Les êtres humains sont aujourd'hui globalement de plus en plus sédentaires et de plus en plus stressés. Dans les pays développés, la plupart d'entre nous travaille assis sur une chaise devant un écran et des téléphones, se rend au travail assis dans une voiture ou les transports en commun. A la maison, c'est pareil, assis devant un écran, le cerveau comme les jambes et le corps à l'arrêt. La nuit, en dormant, nous ne bougeons évidemment que très peu. Résultat, nous passons plus de la moitié du temps quasi immobiles. L'homme est un animal grégaire avant même d'être un animal social et politique. Il est en permanence soumis et dépassé par son environnement sociologique, culturel et plus ou moins "naturel".

Les plus actifs d'entre nous vont être immobiles pour dormir et manger environ 40 % de leur temps, mais cette catégorie qui fut largement majoritaire durant les 100 000 ans depuis l'apparition d'homo sapiens est en train de devenir minoritaire, surtout sous nos latitudes où confort et "bien-être" priment. Dans la grande majorité, on peut estimer que c'est aux alentours de 60 % de notre temps que nous sommes assis. Quant aux moins actifs ils peuvent passer plus de 80 % de leur temps presque sans bouger ! Il y a évidemment fort à parier que dans cette dernière catégorie les personnes malades et/ou obèses sont très sur-représentées.

Biologiquement, les êtres humains sont des êtres doués de mobilité, doués pour la mobilité. Nous ne sommes pas des plantes ou des "mollusques", ou pire des "moules, qui d'ailleurs, pour ces dernières, bougent probablement plus que nombre d'entre nous afin de se nourrir avec leur unique muscle. Étant donné que la vie suppose le contraire de l'inertie, sommes-nous en train de devenir, non des morts-vivants, mais des vivants déjà morts ?

Le stress est corrélé avec la sédentarité, et même très fortement causé par elle. De fait, la pratique du sport et de l'exercice régulier, de préférence au grand air, est devenue une nécessité pour éviter le burnout. Il y a un lien évident avec le cœur du sujet, ainsi que l'organe éponyme, qui nous préoccupe par ailleurs dans ce blog. Nos nouvelles manières de travailler, de vivre sont totalement prédéterminées par l'utilisation massive d'outils qui, sensés nous faciliter la vie, nous la pourrissent.
Ma voisine a besoin de sel, elle téléphone pour savoir si j'en ai. J'ai besoin d'un minimum de vie sociale, je me rends sur les réseaux sociaux. L'école est à 500 mètres de chez moi, j'y accompagne les enfants en voiture… On pourrait multiplier les exemples à l'infini.

Alors pour compenser, on fait du sport... Je ne critique ici ni les sportifs, ni ceux qui aiment l'exercice au grand air, bien évidemment. Fort heureusement, les personnes sensées comprennent l'extrême nécessité pour eux-mêmes et nous tous de telles nobles activités. Mais quelle absurdité en terme d'impact sur l'environnement et nos santés ! Ne vaudrait-il pas mieux intégrer l'exercice physique dans nos habitudes quotidiennes : emprunter les escaliers plutôt que l’ascenseur, s'interdire les trajets en voiture de moins d'un kilomètre et préférer le vélo (à condition que les voitures ne risquent pas de nous renverser), etc. ?

Indignons-nous de constater que tous ces outils qui nous évitent de nous déplacer et de perdre du temps nous tuent ! Le temps continue-t-il de s'écouler pour les morts ? Le fait que ces outils de confort, ou qui en apparence nous facilitent la vie, soient de plus en plus connectés sans fil, et donc, émissifs de rayonnements stressants et délétères en terme de santé, vient bien sûr achever nos existences. Pire peut-être, notre avenir en tant qu'espèce, qui ne tient désormais plus qu'à un fil…

Combien d'entre les médecins pensent à intégrer lors du diagnostic des questions toutes simples sur les habitudes de vie (sédentarité, alimentation, manies toxiques) ainsi que sur l'environnement des patients ? Combien estiment important de mesurer auprès des patients le degré de stress réel et attendu au vu des informations recueillies sur les habitudes et l'environnement ?

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