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Publié par Anna Cohen

Il y a d'abord les malades qui souffrent et personne ne comprend pourquoi. Il y a enfin quelques chercheurs qui étudient durant de longues années leur cas et si tout se passe bien, il y a des résultats qui prouvent que le malade avaient de bonnes raisons de crier mais pas celles qu'on croyait : ainsi beaucoup de gens, qui ne se sentent pas concernés, pensent que l'électrosensibilité est une phobie. Il faut alors de nouvelles recherches approfondies pour trouver un traitement ou une solution.

Après, viennent les experts qui conseillent le pouvoir politique, proposent leur interprétation. Pas toujours objective, pas toujours désintéressée, souvent très éloignée des résultats scientifiques, ou fondée sur des recherches obsolètes.
Finalement, les responsables politiques réussissent à voter des lois ou à fixer des orientations pour éviter que l'épidémie ne se propage. Mais il est déjà trop tard. C'est pour ça qu'existe une règle importante en matière de gouvernance, c'est le principe de précaution. Dans le domaine des pollutions électromagnétiques, la loi est très en retard sur les recherches, et les recherches très en retard sur les usages.

La dernière étude publiée en France en mai 2014 par une équipe INSERM-ISPED conclut que ses résultats sur la dangerosité du téléphone portable ne sont valables que pour des durées considérées comme intensives, au-delà d'une moyenne de trois heures d'utilisation par mois. Ce résultat est déjà obsolète au moment de sa publication puisque les usages montrent que le téléphone portable est utilisé en 2014 trois heures par jour en moyenne, et non par mois. Les recherches épidémiologiques prennent beaucoup de temps, plusieurs décennies, alors qu'en quinze ans seulement, les révolutions technologiques se sont succédé et les habitudes ont considérablement changées… Et pendant ce temps, les malades crient toujours!

Pourquoi les experts basent-ils leur analyse uniquement sur des moyennes? Imaginez que vous êtes bombardés en permanence par les ondes. Le stress s'accumule et vous arrivez progressivement à saturation. Et puis, un jour, il y a la bombe de trop, celle qui vous envoie aux urgences.

Il est évidemment nécessaire de tenir compte à la fois de l'irradiation permanente et aussi des pics, des maxima. Mais les études comme la loi se fondent sur des moyennes et oublient les moments de plus grande intensité. Selon les experts il suffirait, pour avoir une bonne approximation du degré d'exposition des personnes, de calculer une moyenne d'irradiation sur six minutes à un moment et en un temps donné (mesures officielles ou calcul du DAS). On peut déjà se dire qu'il s'agit ici d'une étrange sorte de moyenne. Une moyenne basée sur des données enregistrées sur 24 heures serait un minimum à condition de tenir compte également des pics, notamment des pics de synchronisation nocturnes. Mais les pics ou les pulsations des ondes sont moyennés, donc gommés. D'un point de vue de la rigueur scientifique c'est moyen...

C'est comme si vous aviez été lapidé et que l'on aura été obligé de vous jeter cent pierres pour vous tuer. Imaginons que dans le lot, il y ait une pierre lancée plus fort, plus lourde, ou qui aurait atteint un point sensible et qui serait celle qui vous aura tué. C'est similaire à ce qu'on nomme le pic de l'onde. Moyenner une mesure d'une onde pulsée est encore plus absurde car cela reviendrait, si on reprend l'exemple précédent, à imaginer que 99 pierres étaient des petites pierres et la centième un rocher. Si vous calculez avec des petites pierres de 0,01 kilogrammes et un rocher d'une tonne : 99x0,01 + 1x1000 = 1000/100 = 10 kg. L'expert conclura que le risque est de 10 kg alors qu'en réalité il est d'une tonne (1000 kg).

La solution contre l'irradiation due aux objets connectés et surtout aux smartphones est techniquement relativement simple : supprimer les grosses antennes-relais que nous connaissons et les remplacer par de multiples petites antennes. Nos toitures deviendraient plus chevelues, quoique proches de la calvitie. Mais disparaîtraient les gros épis. Globalement, ce système diminuerait considérablement l'irradiation des personnes. En moins de dix ans (2006-2011), la pollution en ville est passée en moyenne estimée de 30 µW/m² à 10.000 µW/m² ! Ensuite, beaucoup plus important, il faudrait fixer de nouvelles normes sensiblement plus strictes concernant nos appareils émissifs. Avec 10  petits microwatts par mètre carré (µW/m²) émis par les antennes-relais, votre téléphone est à quatre barres, le réseau est excellent, le débit optimum. Vous n'avez pas besoin d'un téléphone qui émet plus de 1.000.000.000 de µW/m², comme c'est le cas aujourd'hui.

Reste à espérer que les responsables (techniciens, professionnels de santé, politiciens) ne téléphonent pas trop afin que leurs neurones soient en état de marche et que la solution puisse espérer être un jour mise en place.

Il nous reste toujours la prière !

Lapidés par les ondes!
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