Pics de resynchronisation nocturnes des émetteurs de téléphonie mobile

Publié le par François de Terreneuve

Pics de resynchronisation nocturnes des émetteurs de téléphonie mobile

Chaque nuit, entre 23H00 et 7H00 du matin, les opérateurs de téléphonie mobile doivent resynchroniser les horloges très précises de leurs antennes émettrices. Sinon, le système ne peut plus fonctionner. Cela occasionne des pics d'émission très forts que j'ai pu mesurer avec des appareils Envionic FA 735 et FA 845 dotés d'une carte mémoire. J'en mesure généralement à quatre moments chaque nuit. En calant l'heure de l'analyseur sur l'heure du réveil j'ai remarqué que ces pics, ou groupes de plusieurs pics successifs, pouvaient me réveiller. Mais le plus souvent, je me réveille à l'entre-deux cycles de sommeil qui suit le second groupe de pics. Ensuite, mon organisme est stressé et je ne parviens pas à me rendormir.
Bizarrement personne n'en parle. Officiellement ces pics atypiques n'existent pas. Il est vrai que les mesures de contrôle des cabinets d'expertise ne se font jamais la nuit et sont basées sur des moyennes. C'est pourquoi je vous livre ici le résultat de mes propres investigations en attendant que des experts plus compétents, et surtout dotés des moyens d'une véritable étude scientifique, s'intéressent au problème.

Dans une chambre au rez-de-chaussée où les ondes d'une antenne-relais à 500 mètres sont en grande partie absorbées par les maisons du voisinage, on mesurait en 2015 et 2016 moins de 5µW/m² en crêtes et les pics nocturnes de resynchronisation les plus forts étaient de l'ordre de 100 à 200µW/m² (microwatts par mètre carré). Je dormais alors généralement bien. Or, avec le développement du téléphone mobile utilisé de plus en plus pour accéder à Internet et pour tout autre chose que téléphoner, donc avec l'augmentation des puissances émises, les pics nocturnes peuvent désormais atteindre 2500µW/m² dans ce cas particulier, y-compris avec un blindage protecteur. C'est le résultats de nombreuses nouvelles mesures effectuées en août-septembre 2017, un an après la rédaction de la version initiale de cet article.
2500µW/m² c'est relativement peu par rapport aux moyennes des rayonnements auxquels la plupart d'entre nous sommes exposés en permanence. En effet, ces moyennes dépassent probablement les 10.000µW/m², soit 2V/m, valeur moyenne qui demeure près de 1000 fois moins que la norme, donc officiellement ces niveaux de rayonnements sont sans effets biologiques.
Pourtant, comme j'ai pu le constater, l'organisme est sensible à ces pics de synchronisation.

Pics de resynchronisation nocturnes des émetteurs de téléphonie mobile

Imaginez que vous dormiez dans un grand silence, vous serez réveillé par un petit bruit. Ce même petit bruit qui dans la journée serait noyé dans le bruit ambiant.
Personnellement, quand j'ai constaté que je souffrais d'insomnie avec l'intensification des pics nocturnes, j'ai pensé résoudre le problème en blindant ma chambre avec des tissus métalliques spécialement conçus, mis à la terre. Ces tissus font effet miroir et renvoient une grosse partie des rayonnements électromagnétiques (qui sont une forme de lumière non visible).

Pics de resynchronisation nocturnes des émetteurs de téléphonie mobile

Il m'a fallu m'y reprendre à plusieurs fois pour atténuer la puissance des pics nocturnes. Les niveaux dans ma chambre sont désormais généralement inférieurs à 0,5µW/m² toutes fréquences confondues, et même 0,05µW/m² la nuit, mais les pics nocturnes subsistent, autour de la bande de fréquence des 900 MHz. Cette bande correspond aux fréquences dites d'or car le signal traverse alors mieux les murs. Après plusieurs jours de travaux, de vérifications et de modifications du blindage de la chambre, les pics ont été atténués à un maximum constaté de 1000µW/m². Ce n'était pas terrible mais c'était toujours mieux que 2500µW/m². Néanmoins pour une personne sensible, tout dépassement, même très bref, de 100µW/m² peut générer du stress.
J'ai donc une nouvelle fois revu le blindage de la chambre. J'avais fait le choix de laisser un mur ouvert afin de permettre aux émissions de s'échapper du côté où les signaux étaient les plus faibles (à l'opposé de l'antenne de téléphonie mobile qui perturbe mes nuits). Les résultats des mesures nocturnes suggéraient que, au vu de la puissance des pics de synchronisation, le signal devait rebondir sur une maison de l'autre côté de la rue et rentrer par le mur demeuré libre de toute protection. Afin de réaliser un test j'ai utilisé des couvertures de survie (côté argenté tourné vers l'extérieur) et mon hypothèse semblait se vérifier. J'ai passé deux bonnes nuits consécutives avec le pic le plus fort à 20µW/m². Sauf que lors de la troisième nuit consécutive, les mesures des pics sont remontées entre 200 et 800µW/m² et la qualité du sommeil s'en est ressentie. Ensuite ça a été une semaine d'insomnie avec chaque nuit des pics entre 100 à 800µW/m². Et puis, Ô miracle, enfin une nuit de sommeil normal avec des pics enregistrés de 3µW/m².
Pourquoi une telle variabilité des mesures ? Est-ce dû seulement à la variation des puissances de l'antenne-relais ? Ou faut-il également invoquer les conditions atmosphériques ou encore les limites de l'analyseur de champs (qui n'enregistre "que" 20.000 mesures par seconde) ?
Je suis à peu près sûr d'une chose : il y a corrélation entre l'intensité des mesures des pics de synchronisation nocturnes et la qualité du sommeil. Naturellement, les causes d'insomnie sont multiples et il y avait des insomniaques avant l'arrivée de la téléphonie mobile.

Conclusion (provisoire?) : Si vous pensez être sensible aux pics de resynchronisation nocturnes, il faut a minima transformer sa chambre en cage de Faraday, c'est-à-dire fermer de tous les côtés avec des tissus métalliques spéciaux, ou dormir sous un baldaquin anti-ondes. Le blindage partiel de la chambre du côté des entrées principales des rayonnements est généralement efficace. Mais dans ce cas cette solution ne suffit plus car l'impulsion au moment où les opérateurs synchronisent leurs horloges est si forte qu'elle rebondit partout et finit par trouver une entrée.

A titre indicatif, dans mon cas, le téléphone portable dans la chambre passe toujours très bien (3 ou 4 barres sur 4), bien qu'il va devoir forcer plus (de toute façon je ne m'en sers jamais ; en général lui et ses amis connectés ne sont pas les bienvenus chez moi). Ma chambre n'est donc pas une cage de Faraday parfaite, loin s'en faut. L'ultime parade serait peut-être d'investir encore 2000 euros dans un baldaquin et des tissus haute performance pour le sol sous le lit. Je n'aurais néanmoins pas la garantie que ma cage de Faraday serait parfaite face aux bombardements nocturnes et il faudrait refaire l'installation régulièrement avec l'oxydation des tissus et voiles métalliques.
Bien sûr les mesures sont susceptibles d'évoluer dans le temps car les opérateurs s'adaptent en permanence à la demande des utilisateurs. Mais nous aussi, êtres sensibles, devons tenter de nous adapter en permanence dans la mesure du possible. Un jeu de chat et de souris avec les milliardaires de la téléphonie mobile? Non car les happy few eux-mêmes sont pris au piège avec leurs clients et devront, comme toutes les souris, prévoir d'ici quelques décennies, car les puissances d'émission continueront d'augmenter, de vivre sous terre, ne serait-ce que pour dormir. Sous terre, les "ondes sales", y-compris celles qui valent de l'or entre 700MHz et 1GHz, ne passent plus.

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D'une manière générale, l'idéal est d'habiter à plus d'un kilomètre d'une installation émettrice et le plus près possible du niveau du sol. A condition bien sûr de ne pas se polluer soi-même avec ses propres installations émettrices (téléphones sans fil, Wi-Fi, mobiles)...

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RESISTONS !

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Publié dans santé

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